Regard et construction de systèmes

Soi
Pour moi, changer le monde commence seulement là où j’ai le contrôle — et pas toujours : par moi-même.Et ce « seul » — cette autre solitude — me remplit du sentiment d’être efficace.
برای من، تغییر جهان تنها از جایی شروع می‌شود که روی آن کنترل دارم — و آن هم نه همیشه: از خودم.
و این «تنها» آن دیگر تنهایی مرا از احساس مؤثر بودن پر می‌کند.

Soi

Ma compréhension de moi-même n’est pas figée. Le passé m’aide à comprendre ce que je suis devenu aujourd’hui ; et la compréhension d’aujourd’hui fait partie de ce que je construis demain.

La construction de systèmes commence aussi ici : connaître mes capacités, mes limites, mon désir de contrôle, mon énergie, mes ressources et mes contradictions — sans les supprimer.

Point de départ

Je dis que je suis allergique aux déplacements inutiles. Les sportifs appellent ça de la paresse.

Je veux changer le monde.

Le fait d’être allergique aux déplacements inutiles — ou paresseux, si l’on préfère — et d’avoir une envie sincère de changer le monde me rend créatif.

Alors, je construis des systèmes pour maximiser l’impact avec moins de ressources.

Individu et société

Je ne vois pas l’individu et la société comme les deux termes d’un choix. Chacun utilise des systèmes construits avant lui, et peut en même temps y ajouter quelque chose.

Pour moi, la question n’est pas seulement de savoir si un système peut subvenir à mes besoins. C’est de savoir s’il peut produire une valeur qui ne dépende pas entièrement de ma présence, de mes décisions ou de mon intérêt direct.

Contrôle et indépendance

Construire un système contient pour moi une contradiction : d’un côté, le désir de concevoir et de contrôler ; de l’autre, la nécessité de déléguer.

Si tout dépend encore de moi pour continuer, le système n’est pas achevé.

Le but n’est pas de supprimer la responsabilité, mais de construire une structure où d’autres peuvent prendre des responsabilités, grandir et même dépasser celui qui l’a construite.

Énergie

Je ne considère pas le fait de travailler plus comme une valeur en soi.

Ma question est plutôt : qu’est-ce qui est vraiment nécessaire ? Que peut-on supprimer ? Que peut-on confier à un outil, à un processus ou à une autre personne ? Et comment transformer l’expérience accumulée en un meilleur point de départ pour le mouvement suivant ?

Les systèmes en pratique → Projets